Trouble de l'attention, difficultés de concentration, TDA/H, troubles « dys » (dyscalculie, dyslexie, dysorthographie…) : le parcours scolaire est loin d'être facile pour de nombreux enfants — d'autant plus lorsqu'ils conservent des réflexes archaïques immatures.

Un réflexe archaïque, c'est quoi ?

Enfant en difficulté devant ses devoirs

L'impact des réflexes immatures

Imaginez un groupe d'enfants sur une ligne de départ, qui doivent courir 50 m le plus vite possible. Un enfant qui conserve des réflexes immatures part comme avec une pénalité — un sac à dos lesté. La course n'est pas impossible, mais elle devient laborieuse et ses performances s'en trouvent nettement diminuées.

Le travail sur les réflexes vise à rendre les efforts de l'enfant moins coûteux, pour un meilleur résultat.

Enfant sur une ligne de départ, illustrant l'effort supplémentaire lié aux réflexes immatures

Comment savoir si mon enfant a des réflexes immatures ?

De nombreux réflexes interviennent dans le développement cognitif. Pour repérer si la piste des réflexes archaïques mérite d'être explorée, demandez à votre enfant de réaliser des mouvements croisés. Souvent (mais pas toujours), ces mouvements sont difficiles et peu fluides chez les enfants présentant des réflexes immatures.

Le test des mouvements croisés

Demandez à votre enfant de toucher son genou gauche avec sa main droite, et inversement ; puis de toucher son pied droit avec sa main gauche en arrière du corps (talon vers la fesse). Ce test évalue sa capacité à croiser sa ligne médiane.

Mouvement croisé fluide, signe d'une bonne conscience du corps

Mouvement fluide et non réfléchi : bonne conscience du corps.

Difficulté à toucher la main et le genou opposés

Incapacité à toucher la main et le genou opposés malgré la démonstration, ou besoin de réfléchir pour y parvenir.

La ligne médiane ?

Schéma de la ligne médiane qui sépare le corps en partie droite et gauche

La ligne médiane sépare le corps en une partie droite et une partie gauche. La croiser, c'est être capable de réaliser une action du côté opposé au membre utilisé (idem pour les yeux, les oreilles…). Cette capacité signe que les deux hémisphères cérébraux savent se coordonner.

Signes d'une difficulté à croiser la ligne médiane

Pourquoi est-ce important ?

Réaliser ce mouvement avec fluidité favorise le développement des compétences cognitives (réflexion, concentration, compréhension), l'habileté motrice fine — pour l'écriture, par exemple — et la communication.

Pourquoi n'y arrive-t-il pas ? Le test du RTAC

Plusieurs réflexes peuvent gêner le croisement de la ligne médiane ; le plus classique est le réflexe tonique asymétrique du cou (RTAC), qui se teste ainsi :

L'enfant place ses bras devant lui, coudes non tendus, les yeux fermés. Placé derrière lui, on lui demande de détendre le cou, puis on tourne doucement la tête vers la droite, on attend quelques secondes, et on recommence de l'autre côté.

Position de départ du test du RTAC, vue de profil
Position de départ du test du RTAC, vue de face

Réflexe mature : la tête n'entraîne pas les épaules — dissociation parfaite du mouvement cou/épaules.

RTAC mature : la tête tourne sans entraîner les épaules

Réflexe immature : la tête entraîne les épaules et/ou le bassin.

RTAC immature : la tête entraîne les épaules
En travaillant les réflexes archaïques, on cherche à rétablir les habiletés motrices : le processus cognitif se fluidifie, et le travail scolaire s'en trouve facilité.

Ces tests sont des repères et ne constituent pas un diagnostic. En cas de difficultés scolaires, un accompagnement pluridisciplinaire (médecin, enseignant, orthophoniste, psychomotricien…) reste essentiel ; le travail sur les réflexes vient en complément.

Votre enfant peine à l'école ?

Un bilan en réflexes archaïques peut éclairer la situation. Prenons rendez-vous.

Prendre rendez-vous